Erdağ Duru

Özgür Düşünce

L’objectif de cet article est d’exprimer la lutte de celles et ceux qui résistent héroïquement à travers le monde contre l’obscurité de l’apartheid, d’alerter l’humanité entière contre ce virus en pleine expansion, et de porter à la connaissance du public les avertissements et le combat des voix dissidentes qui s’opposent aux pressions du régime d’apartheid et aux politiques d’Israël en vigueur depuis 2018. L’article se compose de deux sections. La première analyse la résistance à l’apartheid menée par les universitaires israéliens, tandis que la seconde analyse celle des journalistes dissidents et des organisations non gouvernementale.

SECTION I – LA RÉSISTANCE DES UNIVERSITAIRES ISRAELIENS CONTRE L’APARTHEID

L’apartheid est un système politique qui institutionnalise la ségrégation raciale et légitime le racisme ethnique par le droit. En Allemagne nazie, au cours de la période 1933-1939, le régime qui conditionnait la citoyenneté au sang et considérait la race germanique comme supérieure aux autres, constituait un modèle d’exclusion absolue et d’accès à l’apartheid, instauré par l’État et mis en œuvre par des lois. Dans ce contexte, les lois de Nuremberg de 1935 en Allemagne nazie comptent parmi les premières lois d’apartheid de l’histoire mondiale. 1

Après les nazis, la république d’Afrique du Sud a ouvertement employé le terme d’« Apartheid » (séparation) en 1948 pour faire de ce régime une politique d’État officielle. Il est manifeste que l’Allemagne nazie a servi de modèle « proto-apartheid » le plus radical ayant inspiré l’Afrique du Sud. Dans ces deux régimes, le racisme n’était pas un préjugé de rue, mais un impératif catégorique constitutionnel.

Bien que l’Allemagne nazie se soit effondrée en 1945 et le régime d’apartheid sud-africain en 1994, nous observons que l’esprit, ou à vrai dire, le fantôme du nazisme et de l’apartheid domine encore le monde. il existe aujourd’hui un pays qui s’obstine à perpétuer un régime d’apartheid : Israël ! Avec l’entrée en vigueur de la Loi Fondamentale adoptée par le Parlement en 2018, Israël s’est transformé en une structure d’Apartheid.

Il existe des intellectuels, des libres-penseurs, des universitaires et des journalistes qui s’opposent au régime d’apartheid en Israël et critique l’occupation, les politiques gouvernementales, le génocide et les opérations militaires. Pourtant, pour une raison quelconque, on ne leur donne presque aucune place, que ce soit dans les médias occidentaux ou dans les médias turcs ; on décèle même une tendance commune à tenter de les ignorer.

La réalité est que des pressions sociales, économiques et psychologiques multiformes sont exercées contre les intellectuels dissidents et antisionistes en Israël. Le pouvoir d’apartheid emploie des tactiques d’inspiration nazie pour faire taire et intimider les voix critiques : l’isolement social et économique, le licenciement, la coupure des salaires et des financements, les harcèlements physiques ou numériques par des groupes fascistes et théocratiques, les menaces de mort et les poursuites judiciaires afin de les contraindre à l’exil…

On trouve très peu de traces des biographies ou des œuvres de ces intellectuels dissidents sur les canaux engagés comme Wikipédia, et elles sont quasi inexistantes en langue turque. Presque personne en Turquie et dans le monde entier n’a entendu parler de leurs noms ou de leurs travaux, et je doute qu’aucun intellectuel turc ne s’intéresse au drame des intellectuels israéliens.

1) Prof. Ilan Pappé (Historien) : Après avoir écrit son ouvrage Le Nettoyage ethnique de la Palestine (2006), il a été ostracisé par l’Université de Haïfa, poussé à la démission et publiquement ciblé par le ministre de l’Éducation. Après avoir reçu d’innombrables menaces de mort, il a été contraint de fuir au Royaume-Uni en 2007 pour assurer sa sécurité et de partir en exil. Il poursuit actuellement ses travaux à l’Université d’Exeter.

Son œuvre majeure publiée en 2024, Lobbying for Zionism on Both Sides of the Atlantic (Faire du lobbying pour le sionisme des deux côtés de l’Atlantique), examine à la loupe les activités et la propagande des lobbies sionistes aux États-Unis et au Royaume-Uni ; elle explique comment ces lobbies orientent la politique étrangère politico-militaire anglo-américaine au Moyen-Orient. Pappé y remet en question le soutien et le silence des États occidentaux face aux politiques de nettoyage ethnique et de génocide menées par Israël contre les Palestiniens.

Ses principales œuvres traduites en turc sont : Le Nettoyage ethnique de la Palestine (İletişim Yayınları / Phoenix) ; Dix mythes sur Israël (Nika Yayınevi) ; La plus grande prison de la Terre : Histoire des territoires occupés (Ketebe Yayınları) ; Le Lobbying sioniste des deux côtés de l’Atlantique (Ketebe Yayınları).

2) Prof. Neve Gordon : Alors qu’il était professeur de sciences politiques, il est devenu la cible d’un véritable lynchage et de vives pressions politiques en raison de ses articles soutenant le mouvement international de boycott contre Israël (BDS). Accusé par son université et le gouvernement, et après avoir reçu des menaces de mort, il a fui vers le Royaume-Uni. Il enseigne actuellement à l’Université Queen Mary de Londres.

Son chef-d’œuvre écrit en 2015 avec l’anthropologue britannique Nicola Perugini, The Human Right to Dominate (Le droit humain de dominer), attire l’attention sur un nouveau phénomène paradoxal : il affirme que la notion de « droits de l’homme » n’est plus utilisée pour les victimes, mais pour la partie oppresseure, agressive ou dominatrice.

En partant de l’exemple israélo-palestinien, Gordon soutient que les droits humains ne sont plus universels ni apolitiques, mais sont devenus une arme flexible au service des intérêts de ceux qui les détiennent. Les puissants sur le plan économique et militaire manipulent leurs discours pour asseoir leur domination sur un terrain moral et juridique. Par exemple, lorsque des colons juifs présentent comme une « épuration ethnique » ou une « violation des droits humains » le fait d’être expulsés légalement des maisons et des terres palestiniennes qu’ils occupent, jouant ainsi les victimes ! Ce livre est une œuvre culte unique qui met à nu la manière dont les droits humains et leur terminologie sont transformés par les puissants en une arme pour écraser les opprimés, légitimer le colonialisme et le régime d’apartheid, et comment cela est masqué idéologiquement et juridiquement par les concepts de droits humains. Aucun livre de Gordon n’a été traduit en turc.

3) Prof. Shlomo Sand (Historien socialiste, né en 1946 / Israël – France) : Il a enseigné à l’Université de Tel-Aviv, a passé une grande partie de sa vie en France et a rédigé des ouvrages réfutant totalement les thèses historiques du sionisme, tels que Comment le peuple juif fut inventé et Comment la terre d’Israël fut inventée. Ses œuvres sont disponibles en turc (Doğan Kitap). Enfin, il a écrit Comment j’ai cessé d’être juif. En raison de ses liens avec la France, le gouvernement n’a pas déployé d’efforts excessifs pour faire taire cet historien.

Sand critique sévèrement Israël pour sa transformation en un régime d’« ethnodémocratie » et d’« apartheid » au moyen de nouvelles lois et de la Loi fondamentale. Il témoigne de l’octroi de privilèges antidémocratiques aux Juifs, soulignant que l’obstination d’Israël à demeurer un État juif d’apartheid enferme pour toujours la minorité arabe et les autres nations non juives du pays dans un statut de « citoyens de seconde zone ». Il préconise qu’Israël devienne un État où tous ses citoyens (Arabes, Chrétiens, Juifs, Russes, etc.) jouissent de droits égaux.

Il rejette catégoriquement l’idée selon laquelle le judaïsme serait une continuité biologique ou génétique ; il constate que cette religion s’est transformée dans le monde moderne en une structure tribale fondée sur le mythe de l’« élection divine ». Il considère le fait qu’un Juif séculier (laïque), bien que non croyant, conserve son identité juive comme une tentative de « suprématie ethnique » en contradiction avec les valeurs humanistes universelles. En effet, la plupart des Juifs contemporains ne sont pas les descendants des anciens Hébreux, mais plutôt les descendants de diverses communautés ethniques converties au cours de l’histoire. Il affirme donc qu’il n’est pas rationnel d’établir un lien biologique et généalogique remontant jusqu’à Abraham.

Sand éprouve un profond dégoût et une lassitude face à l’ethnocentrisme et à la morgue (vanité) de l’élection dans le judaïsme ; il est révulsé par ceux qui ne croient pas en la religion, ne vont pas à la synagogue, mais se considèrent néanmoins comme génétiquement ou historiquement supérieurs ou élus : voyant ce sentiment de suprématie et de privilège légitimé par l’apartheid, il ressent le fait de porter cette identité comme une complicité de crime, et s’écriant « cela suffit », il démissionne de cette complicité.

Il s’intéresse à la question : « Pourquoi cette construction identitaire fait-elle souffrir les êtres humains ? » Sa colère est dirigée contre l’injustice ; il porte la colère de celui qui quitte la table familiale dont il faisait partie. Le judaïsme n’est plus seulement un système de foi ; il est devenu une identité transformée en « justification » pour des points de contrôle militaires, des lois sur la citoyenneté, des droits de propriété et une guerre sans fin.

Sand réfute les mythes de la Torah et le « Grand Exil » à l’aide de documents historiques, faisant passer l’identité d’une « sacralité abstraite » à une « citoyenneté politique concrète ». Une autre cible de sa colère réside dans ses propres collègues. Il éprouve une vive réaction envers les universitaires qui, bien que connaissant les réalités historiques, gardent le silence au nom de l’intérêt national ou de la paix sociale : « Cette table est sanglante, et tant que je serai assis à cette table, je serai complice de ce sang », déclare-t-il en refusant d’être juif. À la fin du livre, il proclame ne plus se définir comme « Juif », mais simplement comme « Israélien », soulignant que l’identité ne doit pas être un « destin », mais un « choix » et une posture éthique.

4) Prof. Avi Shlaim : À l’instar de Pappé, l’historien Shlaim figure parmi les pionniers du courant des « Nouveaux Historiens » qui remettent en question et critiquent l’histoire officielle d’Israël. En raison de menaces, il a fui le pays et poursuit ses travaux académiques et sa vie depuis de nombreuses années à l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni.

5) Prof. Raz Segal : Historien spécialiste de l’Holocauste et des génocides, Segal a été ciblé par les médias après avoir écrit un article qualifiant la situation à Gaza de « cas d’école de génocide ». Après avoir reçu des menaces de mort, il a fui vers les États-Unis et a été contraint de poursuivre sa carrière à l’Université Stockton. Aucun de ses livres n’a été traduit en turc.

6) Prof. Omer Bartov : Ayant critiqué les opérations de l’armée israélienne ainsi que les discours d’apartheid et théocratiques du gouvernement, l’historien Bartov a dû s’enfuir et poursuit sa vie académique depuis longtemps à l’Université Brown, aux États-Unis. Aucun livre de Bartov n’a été traduit en turc.

7) Prof. Pierre Stambul : Historien français né à Paris en 1950 (dont le nom est méconnu en Turquie), Stambul est l’une des figures les plus actives du mouvement juif dissident en France. Il est membre et ancien porte-parole de l’« Union juive française pour la paix » (UJFP). Sa famille a survécu à l’Holocauste, et lui-même vient de la tradition communiste qui définit le sionisme comme une forme de colonialisme. Ses œuvres majeures : Le Sionisme en question, Du projet sioniste au génocide, Contre l’antisémitisme et pour les droits du peuple palestinien. Aucun livre de Stambul n’est traduit en turc.

8) Dr. Rony Brauman : Il est l’un des intellectuels juifs les plus influents de France. Ancien président de Médecins Sans Frontières, médecin et universitaire, Brauman compte parmi les personnalités qui critiquent avec le plus de courage à la télévision et dans ses livres les opérations militaires et les violations du droit humanitaire menées par Israël sous prétexte du « droit à se défendre ». Il est l’auteur d’ouvrages majeurs tels que La discorde : Israël-Palestine, les juifs, la France et Manifeste pour les Palestiniens. Aucun de ses livres n’a été traduit en turc.

9) Michel Warschawski : Activiste antisioniste né à Strasbourg en 1950, il a émigré à Jérusalem à l’âge de 16 ans et y a organisé une opposition radicale contre la structure militariste d’Israël. Il a purgé une peine de prison pour avoir refusé d’effectuer son service militaire dans l’armée israélienne. Il s’est fait connaître avec son livre Programmer le désastre : La politique israélienne à l’œuvre.

Son ouvrage À tombeau ouvert : la crise de la société israélienne analyse la manière dont le sionisme entraîne la société israélienne dans une crise majeure ; il affirme que les politiques d’occupation et de violence mènent Israël « à tombeau ouvert ». L’auteur soutient que l’occupation ne corrompt pas seulement psychologiquement et socialement les victimes (les Palestiniens), mais aussi les occupants (les Israéliens) ; il avance que l’idéologie sioniste conduit au militarisme et à une crise de la démocratie. Ce livre a été traduit en turc par les éditions Agora.

10) Yeşayahu Leibowitz (1903 – 1994) : Professeur de chimie et de neurophysiologie, Leibowitz est une figure légendaire. Bien qu’il fût un Juif religieux israélien et un sioniste, il n’hésitait pas à critiquer ouvertement Israël de fond en comble. Il a démontré que l’État d’Israël et le sionisme étaient devenus plus sacrés que le judaïsme lui-même, accusant les soldats israéliens dans les territoires palestiniens occupés de se comporter en « Judéo-Nazis », et tirant la sonnette d’alarme quant à l’impact inhumain de l’occupation tant sur les victimes que sur les bourreaux.

L’expression « Judéo-Nazis » a provoqué un véritable choc en Israël, et la tension entre lui et le pouvoir est restée vive tout au long de sa vie. Leibowitz n’a pas connu le régime d’apartheid stricto sensu, mais à travers le concept de « Judéo-Nazis », il a pressenti la terrible métamorphose dans laquelle Israël s’engageait, anticipant cela de manière prophétique.

S’il avait connu le régime d’apartheid, sa réaction aurait été bien plus virulente, et il aurait très probablement été contraint d’exiler ou de fuir. Peut-être aurait-il lui aussi écrit un livre à l’instar du Prof. Shlomo Sand, écœuré par les politiques d’apartheid d’Israël et les suprémacistes juifs, intitulé Comment j’ai cessé d’être sioniste et juif. En raison de sa posture intransigeante et de ses réquisitoires sévères, semblables à ceux du prophète Ésaïe raconté dans la Torah, il a été surnommé le « Prophète de la Colère ». (2) 2

À la suite de la guerre de 1967, Leibowitz s’est opposé aux délires de « ferveur messianique / victoire sacrée » qui s’emparaient de la société israélienne et des milieux religieux ; il a lancé des avertissements prophétiques selon lesquels l’occupation transformerait Israël en un monstre nationaliste-militariste, tandis que la religion deviendrait la prostituée de l’État. Dans son célèbre article de 1968, il écrit mot pour mot :

« Un État qui maintient un autre peuple sous sa domination est inévitablement contraint de se transformer en un État de services secrets. Cette situation aura un effet désastreux sur l’éducation, la liberté de parole et les institutions démocratiques. Le nationalisme qui en résultera évoluera inévitablement vers une monstruosité militariste. »

En tant que séculier radical, Leibowitz était partisan de la séparation de la religion et de la politique. Dans son livre Judaism, Human Values, and the Jewish State (Judaïsme, valeurs humaines et État juif), il constate que dès lors que le judaïsme se met au service de l’autorité de l’État et des intérêts nationalistes, il perd sa valeur divine et devient un serviteur de la puissance politique dominante, ou selon sa propre expression, « la prostituée de l’État ». (3) 3

Peu avant sa mort en 1994, lors d’un entretien accordé cette même année, il soulignait à nouveau qu’Israël, ayant légalisé la torture par décision de la Cour suprême, était un État « Judéo-Nazi » doté d’une mauvaise conscience. (La Mauvaise Conscience d’Israël, p. 122-123, Y. Leibowitz & J. Algazy, Le Monde-Éditions, Paris, janvier 1994). Aucun de ses livres n’a été traduit en turc.

(Pour en savoir plus sur la résistance à l’apartheid menée par les journalistes dissidents et les organisations de la société civile israéliennes, cliquez sur le lien SECTION II – LA RÉSISTANCE DES JOURNALISTES ET DES OSC CONTRE APARTHEID

Les Notes

1 En recherchant les origines de l’apartheid, du racisme institutionnalisé et de la discrimination ethnique, les juristes et les historiens mettent l’accent sur les « lois Jim Crow » (1870-1965) aux États-Unis ainsi que sur les pratiques jingoïstes des empires coloniaux dans leurs colonies. Il est d’ailleurs documenté que les juristes nazis s’en sont inspirés lors de la rédaction des lois de Nuremberg, lesquelles dépossédaient et ségréguaient les Afro-Américains aux États-Unis.

2 Le prince Isaïe, qui vécut entre 740 et 700 av. J.-C., était un noble et prophète israélite. Il dénonça la corruption et le pillage des rois et des dirigeants israélites de son époque, comparant Jérusalem à Sodome et Gomorrhe, célèbres pour leur dépravation et leur immoralité. Il accusa les gouvernants d’être « les dirigeants de Sodome » et les Israélites d’être « le peuple de Gomorrhe ». Voici un extrait de ses paroles : « Écoutez la parole du Seigneur, vous, dirigeants de Sodome ! Écoutez les lois, vous, habitants de Gomorrhe ! Comment la ville fidèle est-elle devenue une prostituée ? Elle était pleine de justice, un lieu de droiture. Maintenant, elle est pleine de brigands. Son argent est devenu scorie, son vin dilué. Ses dirigeants sont de mèche avec les corrompus et les voleurs. Tous aiment les pots-de-vin, tous recherchent les présents. » (Torah – Isaïe chapitres 1 à 5)

3 En 1993, à l’âge de 90 ans, il se voit attribuer le prix d’Israël pour l’ensemble de son œuvre, la plus haute distinction civile du pays. Naturellement, il accepte le prix ; mais dès que la nouvelle s’ébruite, la polémique éclate. Le Premier ministre de l’époque, Yitzhak Rabin, annonce qu’il ne participera pas à la cérémonie et qu’il la boycottera en raison des virulentes critiques de Leibowitz à l’encontre du gouvernement, de l’armée et de la politique d’occupation. Le cabinet israélien se réunit également pour s’opposer à la remise du prix. Les autorités militaires remettent sur la table le fait que Leibowitz comparait les méthodes de l’armée israélienne à celles du Hamas et soutenait les soldats qui refusaient de servir dans les territoires palestiniens occupés.Alors que des manifestations populaires éclatent, l’affaire est portée devant la Cour suprême pour annuler le prix. Pour faire baisser la tension, Leibowitz annonce sereinement qu’il renonce à recevoir le prix

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